in du PASS et de la LAS : décrypter la réforme 2027 pour mieux s’orienter

Réforme des études de santé 2027 : ce que cela change vraiment pour les lycéens et les étudiants

La réforme de l’accès aux études de santé annoncée pour 2027 marque un nouveau tournant après la suppression de la PACES en 2020.

PASS, LAS, diversification des profils… le système actuel devait répondre à de nombreux enjeux. Pourtant, six ans plus tard, le constat est largement partagé : le dispositif reste complexe, inégalitaire et peu lisible pour les familles.

Avec la mise en place d’une voie unique d’accès, l’objectif affiché est clair : simplifier, clarifier, et mieux répondre aux besoins du système de santé.

Mais concrètement, qu’est-ce que cela change pour les élèves et leurs stratégies d’orientation ?

 

Pourquoi une nouvelle réforme ? Un système arrivé à ses limites

Depuis plusieurs années, les retours du terrain sont convergents.

 - Les lycéens se retrouvent face à une offre difficile à décrypter
 - Les familles peinent à comparer les parcours
 - Les règles de sélection varient fortement selon les universités

Dans certaines académies, le nombre de combinaisons possibles entre PASS et LAS a rendu le système particulièrement opaque.

Au-delà de la complexité, d’autres limites ont été identifiées :

  • une diversification des profils qui reste limitée
  • des inégalités importantes entre établissements
  • une sélection perçue comme peu lisible
  • une désaffection pour certaines filières de santé

 Autrement dit : une réforme pensée pour simplifier… qui a parfois produit l’effet inverse.

 

Une voie unique dès 2027 : vers un modèle plus lisible

À partir de la rentrée 2027, PASS et LAS disparaîtront au profit d’une première année commune à tous les candidats aux études de santé.

Une organisation en trois piliers

La nouvelle structure repose sur un équilibre entre :

  • Un socle scientifique santé
  • Une discipline complémentaire utile aux études médicales
  • Des compétences transversales (communication, éthique, posture professionnelle)

Cette organisation vise à mieux préparer les étudiants à la réalité des métiers de santé, au-delà des seules connaissances académiques.

 

Ce qui change dans la sélection

La logique de sélection évolue également.

  • Le classement prendra en compte l’ensemble du parcours académique
  • Les étudiants auront deux opportunités pour candidater
  • Le redoublement redevient possible, mais sans multiplier les chances

On passe d’un système parfois perçu comme “coup de chance à un instant T” à une logique plus globale et progressive.

 

Ce que cela change concrètement pour les lycéens

C’est sans doute le point le plus important — et souvent le moins explicité.

1. Une orientation plus lisible… en théorie

La disparition du PASS et de la LAS simplifie la lecture globale.

Mais attention : la compréhension fine du système (choix de la discipline, stratégie de candidature) restera déterminante.

 

2. Le choix de la “discipline support” devient stratégique

Même avec une voie unique, les étudiants devront s’inscrire dans une licence adossée.

Le choix ne sera pas neutre :

  • cohérence avec le projet
  • capacité à réussir académiquement
  • opportunités en cas de réorientation

 

3. L’importance du projet et des compétences humaines

La place donnée aux compétences transversales confirme une évolution de fond :

On ne sélectionne plus uniquement des profils académiques, mais aussi des profils capables de:

  • communiquer
  • travailler en équipe
  • comprendre les enjeux humains de la santé

 

4. Une nécessité encore plus forte d’anticiper

Contrairement à une idée reçue, cette réforme ne simplifie pas tout. 

Elle déplace la complexité :

  • moins dans les intitulés de parcours
  • plus dans la stratégie personnelle

 

Les points de vigilance à ne pas sous-estimer

Malgré les intentions positives, plusieurs zones d’incertitude subsistent :

  • les moyens accordés aux universités
  • les modalités précises de classement
  • les équilibres entre disciplines
  • le calendrier très contraint

Ces éléments auront un impact direct sur la mise en œuvre réelle de la réforme.

 

Mon regard de consultante : une réforme utile… mais exigeante

Dans les accompagnements que je réalise, je constate déjà une évolution :

 - les élèves ne peuvent plus se contenter de “suivre une voie”
 - ils doivent construire une stratégie d’orientation

Cette réforme va dans le bon sens sur plusieurs aspects :

  • plus de lisibilité globale
  • une approche plus équilibrée
  • une meilleure prise en compte des compétences humaines

Mais elle demande aussi :

  • plus de réflexion en amont
  • une meilleure connaissance de soi
  • une vraie capacité à se projeter

 

La réforme 2027 ne se limite pas à un changement de parcours : elle modifie en profondeur la manière de s’orienter vers les études de santé.

Le choix ne sera plus seulement “quelle voie prendre”, mais : quelle stratégie construire pour maximiser ses chances tout en sécurisant son parcours

Et c’est précisément là que l’accompagnement prend tout son sens.


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